Langues officielles |
Ouzbek |
Capitale |
Tachkent |
Plus grande ville |
Tachkent |
Gouvernement
- Président
- Premier ministre |
Islam Karimov
Shavkat Mirziyoyev
|
Superficie
- Totale
- Eau (%) |
Classé 55e
447 400 km²
4,9 % |
Population
- Totale (2004)
- Densité |
Classé 42e
26 851 195 hab.
60 hab./km² |
Indépendance
- De l'URSS |
1er septembre 1991 |
Gentilé |
Ouzbek |
Monnaie |
Som ouzbek (UKS) |
L'Ouzbékistan est un pays d'Asie Centrale, entouré par l'Afghanistan, le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et le Turkménistan. Sa capitale est Tachkent.
Histoire
Les Perses
Achéménides
La ville de Samarkand fut la pointe nord de leur empire. Elle fut prise par Alexandre le Grand vers 329 av. J.-C., alors qu'il mena campagne contre Darius III, et mit fin à la dynastie des Achéménides.
Les Arabes
Conquirent le moyen orient vers 712.
Les Mongols
Gengis Khan
La prise de Samarkand se fit lors de la grande conquête de Gengis Khan (1220), qu'il substituait alors aux Perses. Plus concrètement l'empire perse tomba à cet instant. Il légua ensuite son empire à son fils Ogodei.
Tamerlan
(1336-1405), né près de Samarkand, d'une tribu turco-mongol, il fut un grand chef de guerre et un érudit de l'art et des lettres. Il aurait été un lointain descendant de Gengis Khan.
Fier combattant, mais handicapé des jambes (son nom Tamerlane viendrait de "Teimur Lang" ou "Timur le Boiteux") on raconte qu'à la fin de sa vie il allait toujours au combat, bien qu'il ne tenait plus debout il ordonnait à ses hommes de le porter dans la foulée, armé de son épée.
Son empire qui incluait plusieurs pays actuels de l'asie centrale ne lui survit pas et se subdivisa entre ses fils après sa mort.
Le Khanat Ouzbek
Le Khan Abu'l Chair a réuni les nomades entre Tobol, Ural et Syr-Darja en 1430. Il essaya de créer un état solide et fut tué en 1468 par les Kazaks. Son neveu, Mohammed Scheibani refonda le khanat d'Ouzbékistan, puis conquit Boukhara et Samarkand en 1500. Toutefois, le khanat ne s'assura son territoire qu'en 1512, après sa victoire contre les Moghols de Bâbur.
Le Khanat essaya de profiter du trafic de caravanes qui traversait la région, mais sur le long terme, il fut coupé du commerce international. De plus, sous le règne d'Abdullah II de Boukhara, le khanat connut une stagnation intellectuelle en raison d'une plus grande mainmise religieuse sur l'état.
Durant la deuxième moitié du dix-septième siècle, le khanat connut un changement dynastique et il fut gouverné par une lignée originaire d'Astrakhan. En 1868, le khanat doit reconnaître l'autorité de l'Empire russe.
Les khans d'Ouzbékistan
- Abu'l Chair (1430-1468)
- Mohammed Scheibani (1468-1510)
- Pir Muhammad (1556-1561)
- Iskandar (1561-1583)
- Abdullah II (1583-1598)
Les Soviétiques
Histoire récente
Présidence de Karimov
En février 1999, des voitures piégées explosent dans Tashkent et le président Karimov échappe à un attentat. Des mouvements islamistes font régulièrement des attaques dont des attentats-suicides dans le pays.
Peu après les attentats de septembre 2001, le président Islam Karimov, accepte d'accueillir les États-Unis d'Amérique dans leur « guerre contre le terrorisme », et que son pays serve de base arrière pour la Guerre d'Afghanistan. Des installations militaires, dont la base aérienne K2 et des centres de détention y sont utilisées par la coalition.
Les législatives du 26 décembre 2004 permettent au président de prolonger son mandat, mais les élections sont vivement critiquées par les 20 observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).
Le 4 juin 2005, Les autorités israéliennes et états-uniennes ont fait évacuer leurs ressortissants non essentiels aux relations dans le pays, craignant des attaques [1].
Le 30 juillet 2005, suite à la dégradation des relations et l'exfiltrations de plus de 450 réfugiées ouzbeks par l'Organisation des Nations unies (ONU) à partir des bases américaines, le gouvernement ouzbèke rompt l'entente sur l'utilisation des bases aériennes avec les États-Unis, l'Armée de l'air des États-Unis (USAF) doit en principe quitter le pays dans les 6 mois.
La répression d'Andijan
Le vendredi 13 mai 2005, plusieurs hommes prennent d'assaut une prison à Andijan pour libérer plusieurs centaines de personnes dont 23 hommes d'affaires, accusés de terrorisme islamiste. Ils prennent ensuite d'assaut la maire et établissent une tribune où plusieurs habitant prennent la parole et critique le gouvernement les service de sécurité sur les pressions qu'ils exercent. Pour réprimer l'insurrection, les autorités envoient l'armée, qui ouvre le feux sur une manifestation pacifiste. Cette version est récusés par les autorités, qui y voient une tentative de déstabilisation. Et déclare qu'aucun civil non armé n'a été touché [2].
La version n'a pu être confirmée, car les journalistes et organisations non gouvernementales (ONG) sont chassés et interdits d'entrée dans la ville, mais quelques photos échappent du début de l'insurrection et de la répression. Le jeudi 19 mai, une semaine plus tard, certaines ONG comme le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), font état de 500 à 1 000 morts, alors que le gouvernement ouzbèke n'en reconnaît que 187.
Le 19 mai, les États-Unis, suite à la pression internationale qui pèse sur le pays, commencent à prendre leurs distances d'avec le gouvernement.
Le 20 septembre 2005 s'ouvre le procès de la répression d'Andijan, 15 meneurs présumés sont jugés en tant que terroristes. Les avocats des accusés ont été désignés par l'État. Rappelant les procès soviétique du temps de Staline, notamment les Procès de Moscou, les accusés ont eux même déclarés qu'ils étaient coupables, un prévenu à même déclarés : "Nous méritons d'être tués deux fois, mais nous demandons malgré tout pardon". Les 300 témoins sont sous bonne garde des services de sécurité et ne peuvent être approchés.
Dans la nuit de lundi 2 au mardi 3 octobre 2005, l'Union européenne (UE) a décrétée un embargo sur les exportations d'armes à l'encontre de l'Ouzbékistan, en raison du refus de Tachkent d'accepter une enquête internationale indépendante sur la répression d'Andijan des 12 et 13 mai dernier.
Le 14 novembre, le verdict concernant les 15 accusés est prononcé et des peines allant de 14 à 20 ans sont rendus. Suite à ce verdict, l'UE a interdit de séjour sur son sol pour une durée d'un an plusieurs hauts responsables ouzbeks, dont les ministres de l'Intérieur et de la Défense, qui sont accusés d'être "directement responsables" de la répression d'Andijan.
Lors de la lecture du verdict, la Cour a accusés certains journalistes occidentaux, appartenant notamment à CNN et de l'Associated Press (AP), de mener un complot médiatique contre l'Ouzbékistan.
Plusieurs observateurs et ONG, dont Human Rights Watch, ont réitérés leurs accusations de parodie de justice et d'utilisation de la torture pour extorquer des aveux aux accusés.
Géographie

Politique
Élections législatives du 26 décembre 2004
Aux élections législatives du 26 décembre 2004 pour renouveler les 120 députés de la chambre basse du parlement (Oliy Majlis), 500 candidats se présentaient et 14 millions d'Ouzbèkes étaient appelés aux urnes.
Les cinq partis présentant des candidats soutenaient tous le président Islam Karimov et au sortir du scrutin, l'Assemblée est évidemment acquise à Karimov. Les partis d'opposition tels Erk ou Birlik ont étés, encore une fois, interdits de participation au scrutin. Leurs chefs, pour la plupart en exil, ont appelé au boycott de cette mascarade électorale. Le taux de participation officiel est de plus de 85%, mais peu croient à sa fiabilité.
Ces élections ont été critiquées par les 20 observateurs de l'OSCE, qui les jugent « loin des normes de l'OSCE et d'autres règles internationales pour des élections démocratiques ». Les observateurs de la Communauté des États indépendants (CEI) ont pour leur part jugé que les élections se sont déroulées correctement et que les quelques irrégularités n'ont pu fausser le résultat final des élections. La différence de jugement entre les deux organisations s'explique aussi par différents degrés de compréhension des mécanismes de fonctionnement politique de la société ouzbèke. La société ouzbèke n'est pas acquise à la démocratie à l'occidentale et la structure du pouvoir reste basée sur les anciens plutôt que sur les élus.
Le président Islam Karimov (en place depuis l'indépendance en 1991), a pour sa part déclaré : « les conclusions de l'OSCE ne sont pas très importantes pour nous, et l'OSCE n'est pas la seule organisation ». Il a même dénoncé l'implications des Occidentaux dans les actuelles révolutions touchants plusieurs pays de l'ancienne URSS, en faisant référence à la Géorgie et à l'Ukraine avec la Révolution orange.
Les résultats des élections ont été communiqués par le gouvernement en janvier 2005