Népal

   
   
 

nepalDrapeau du Népal

Le drapeau du Népal est le seul drapeau national ni carré ni rectangulaire. Il fut adopté le 16 décembre 1962.
Les deux triangles représentent l'Himalaya ainsi que le bouddhisme et l'hindouisme. Le soleil et la lune symbolisent les familles des rois et des premiers ministres. Pour les hindous, le triangle représente le Dharma (loi morale, vertu religieuse et devoirs sacrés). Le rouge carmin est la couleur nationale du Népal, opposé au blanc et noir, il symbolise la mort. Le drapeau népalais est aussi considéré comme un support de prières — en effet, la lune et le soleil sont symboliquement présents dans tous les Mantras : « fasse que la Nation prospère et vive, aussi longtemps que le soleil et la lune seront présents au firmament ».

 

Le Népal est un pays d'Asie situé dans les Himalayas et bordé au nord par la République Populaire de Chine, région autonome du Tibet, et au sud par l'Inde. Sa capitale est Katmandou, la langue officielle est le népalais et la monnaie est la roupie népalaise. Si l'ethnie majoritaire de ce pays est de langue indo-aryenne, jusqu'au dix-huitième sous la dynastie des Malla, c'est une ethnie tibéto-birmane, les newar qui dirigeaient le pays; le néware est toujours parlé dans la vallée de Katmandou. Les autres peuples principaux du Népal sont les Tamang-Gurung-Thakali, les Kiranti et les Magar

 

Langue officielle

Népalais

Capitale

Katmandou
27°42′ N 85°19′ E

Plus grande ville

Katmandou

Roi

Gyanendra Bir Bikram Shah Dev

Premier ministre

Aucun depuis le 1er février 2005

Superficie
 - Totale
 - Eau (%)

Classé 93e
140,800 km²
2,8%

Population
 - Totale (2000)
 - Densité

Classé 40e
25 284 463 hab.
184 hab./km²

Indépendance
 - Année

Unifié par Prithvi Narayan Shah
1768

Gentilé

népalais, népalaise

Monnaie

Roupie népalaise (NPR)

Fuseau horaire

UTC +5h45

Hymne national

Ras Triya Gaan
(Que la gloire te couronne, courageux souverain)

Domaine internet

.np

Indicatif
téléphonique

+977

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Histoire ancienne

Entre 400 et 750 après J.-C., la capitale actuelle du Népal Katmandou était dirigée par la dynastie des Licchavi. Les preuves archéologiques de cette période consistent principalement en des inscriptions sur pierre, datées de deux époques consécutives. La plus ancienne, l'époque Åšaka, date de 78 après J.-C., tandis que la seconde, Amshuvarmā, date de 576.
Bien que la plupart des inscriptions indiquent les dates et commissaires des constructions en pierre, certaines transmettent des édits royaux, des mantras religieux ou des notes historiques. C'est grâce à la corroboration entre les mythes locaux et ces découvertes archéologiques qu'un peuple antérieur aux Licchavi a été identifié, connu sous le nom de Kirata. Très peu d'informations sont disponibles à ce sujet.

Histoire moderne

Origine du nom

Le toponyme « Népal » dériverait du sanskrit nipalaya qui signifie « au pied des montagnes », en référence à sa situation proche de l'Himalaya. Cela pourrait donc être un équivalent au toponyme européen « Piedmont ». Il a également été suggéré que le nom viendrait du tibétain niyampal qui signifie « terre sacrée ».

Formation

Le Népal moderne est créé dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle lorsque Prithivî Nârâyan Shâh, le chef de la petite principauté de Gorkha, unifie un certain nombre d'États indépendants des contreforts de l'Himalaya. Le pays est fréquemment appelé le royaume Gorkha, l'origine du terme gurkha employé pour des soldats du Népal.

L'Administration Rânâ

Après 1800, les héritiers de Prithivî Nârâyan Shâh sont incapables de maintenir un contrôle politique effectif du Népal. Le pays sombre dans une période d'agitation, confirmée par la défaite du Népal dans la guerre contre les Anglais de 1814 à 1816. La stabilité est retrouvée après 1846 quand la famille Rânâ accapare de manière héréditaire le poste de Premier ministre, reléguant le monarque à un rôle de représentation. Le régime Rânâ, une autocratie fortement centralisée, poursuit une politique isolationniste, coupant le Népal de toutes influences externes. Cette politique permet au Népal de maintenir son indépendance nationale pendant l'ère coloniale, mais elle contrecarre également le développement économique du pays.

La râni du Népal et ses dames de compagnie (1920)

Les réformes démocratiques

En 1950, le roi Tribhuvan, un descendant direct de Prithivî Nârâyan Shâh, se sauve de sa prison dorée pour rejoindre l'Inde nouvellement indépendante. Avec l'aide de Jawaharlal Nehru, il revient au pouvoir et un Premier ministre ne faisant pas partie de la famille Rânâ est nommé. Pendant les années 1950, un projet de constitution est rédigé instituant une forme représentative de gouvernement, basée sur un modèle britannique.
Au début de 1959, le roi Mahendra promulgue la nouvelle constitution, et les premières élections législatives démocratiques sont organisées. Le parti du congrès népalais, un parti socialiste modéré, remporte largement les élections. Son chef, B.P. Koirala forme son gouvernement et devient Premier ministre.

L'échec démocratique

Déclarant, 18 mois plus tard, l'échec de la démocratie parlementaire, le roi Mahendra démet le gouvernement de Koirala et promulgue une nouvelle constitution le 16 décembre 1962. Celle-ci établit le système sans parti des panchayats (conseils) que Mahendra considére comme une forme démocratique de gouvernement plus proche des traditions népalaises. En tant que structure pyramidale partant des villages pour atteindre le Rastriya Panchayat ou Parlement national, le système du panchayat instaure une monarchie absolue et installe le roi à la tête de l'état avec une autorité complète sur toutes les instances gouvernementales, y compris le Cabinet (Conseil de Ministres) et le Parlement.
Le roi Birendra, son fils de 27 ans, succède au roi Mahendra en 1972. Sous la pression des manifestations estudiantines et antigouvernementales de 1979, le roi Birendra appelle à un référendum national pour décider de la nature du futur gouvernement du Népal, soit la conservation du système de panchayat amélioré par des réformes démocratiques, soit l'établissement du multipartisme. Le référendum est organisé en mai 1980, et le système du panchayat gagne d'une courte victoire. Le roi institue les réformes promises, y compris celle du choix du premier ministre par le Rastriya Panchayat.
Les habitants des zones rurales avaient eu l'espoir d'être mieux représentés après l'adoption de la démocratie parlementaire en 1990. Quand il devient évident que les réformes agraires promises n'auront pas lieu, les ruraux de certaines parties du pays vont décréter leur propre réforme pour gagner une certaine maîtrise sur leurs vies face aux propriétaires terriens. En réaction contre ce mouvement, le gouvernement népalais organise une répression féroce qui entraîne l'élimination de plusieurs des principaux activistes en la lutte. Ces opérations répressives amèneront beaucoup de leurs témoins à se radicaliser.

Le début de la guerre civile

Le 12 février 1996 voit le lancement de la guerre du peuple d'inspiration maoïste, une insurrection dont le but affiché est de renverser la monarchie parlementaire et d'établir une république communiste, une « démocratie populaire ». Menée par le Dr. Baburam Bhattarai et Pushpa Kamal Dahal (connu également sous le nom de Prachanda), l'insurrection débute dans cinq zones du Népal : Rolpa, Rukum , Jajarkot, Gorkha, et Sindhuli. Les maoïstes annoncent la création d'un « gouvernement du peuple » temporaire au niveau local en plusieurs endroits du territoire.

De 2001 à aujourd'hui

Le 1er juin 2001, le prince héritier Dipendra, ivre et sous l'emprise de la cocaïne, abat 10 membres de la famille royale au cours d'un diner. Parmi les victimes, se trouvent ses parents : le roi Birendra et la reine Aiswary, Dipendra retournera l'arme contre lui-même et mourra, après 3 jours de coma. Suite à ce drame, Gyanendra, le frère de Birendra hérite alors du trône.
En octobre 2002, le roi démet le gouvernement, incapable de maîtriser l'état insurrectionnel dans lequel se trouve le pays. Le pouvoir est aux mains du roi dans l'attente de nouvelles élections.

Politique du Népal

Le royaume du Népal est divisé administrativement en 14 régions (Anchal) et 75 districts.
Le régime est une monarchie constitutionnelle depuis 1990. Le chef d'État est le roi Gyanendra Bir Bikram Shah Dev depuis 2001 suite à l'assassinat du roi Birendra, son frère.
La fonction de roi est héréditaire. Il nomme le gouvernement selon les recommandations du Premier Ministre. Le Premier Ministre est le chef du parti majoritaire lors des élections législatives.
Le fonctionnement législatif népalais est basé sur le fonctionnement indien et britannique. Le Parlement (Parlement bicaméral) est constitué de deux chambres :

  • La Chambre des représentants, qui comporte 205 sièges. L'assemblée est élue par le peuple tous les 5 ans. Un nombre de siège est alloué à chaque régions selon leur taille.
  • Le Conseil National, il comporte 60 sièges (35 élus par la Chambre des représentants, 10 par le roi, 15 par un collège électoral). Cette assemblée est élue pour six ans et renouvellée par tiers tous les deux ans.

La Constitution a été adoptée en 1990 (année Népalaise 2047).
Le roi Gyanendra a déclaré le 1er février 2005 l'état d'urgence pour 3 ans, suspendant le gouvernement, assignant le premier ministre Sher Bahadur Deuba à résidence. Il a nommé un gouvernement de fidèles supposé lutter contre la rébellion maoïste et la corruption. Le Parlement et les Conseils locaux ayant été dissouts en 2002, il n'y a plus de pouvoir élu au Népal.
En avril 2005, le roi Gyanendra a promis des élections municipales dans un délai d'un an. Malgré les demandes des organisations non-gouvernementales, il a refusé la tenue d'élections législatives. Aujourd'hui, les partis politiques népalais ont pour mot d'ordre commun la réinstallation du Parlement dissout en 2002

Zones du Népal

Article détaillé : Zones du Népal
Le Népal est divisé en 14 zones (anchal, singulier et pluriel) :
Bagmati · Bheri · Dhawalagiri · Gandaki · Janakpur · Karnali · Kosi · Lumbini · Mahakali · Mechi · Narayani · Rapti · Sagarmatha · Seti

Royaume du Mustang

Le Mustang est un petit royaume situé dans le nord du Népal et fondé vers 1380. Ce royaume, également appelé le « Royaume Interdit », a pour capitale Lo Mantang. Isolé au sein de l'Himalaya jusqu'au début des années 1980, le royaume s'ouvre depuis aux touristes. Le régime politique du Mustang est de type féodal.
Voir article détaillé : Mustang
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Géographie

Le Népal est un petit pays de 147 181 km² entouré par l'Inde et la Chine, dont l'altitude varie de 60 mètres dans le Téraï jusqu'à 8 848 mètres avec l'Everest. Cet énorme dénivellé entraîne une grande diversité de climats et de terrains:

  • subtropical dans la zone du Téraï au sud;
  • tempéré dans la région centrale de montagnes basses et collines;
  • froid et sec dans la région des montagnes hautes de l'Himalaya.

Seul 20% de la superficie totale du pays est cultivable, et les besoins croissants en chauffage et en riz de la population entraîne une déforestation inquiétante.

Économie

L'économie du Népal l'une des plus pauvres et des moins développées au monde avec 42% de sa population vivant au-dessous du niveau de pauvreté.
L'agriculture est le secteur principal de l'économie, fournissant un emploi à plus de 80 % de la population et comptant pour 40 % du PNB. L'activité industrielle consiste principalement dans le traitement des produits agricoles comme le jute, la canne à sucre, le tabac et les céréales. Les problèmes de sécurité que connaît le pays à la suite de l'activité des groupes maoïstes et les répercussions des attaques terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis ont entraîné une diminution du tourisme, une source importante de devises étrangères.
Le Népal a d'importants projets d'exploitation de son potentiel en énergie hydroélectrique et tourisme, des secteurs qui ont récemment intéressé les investissements étrangers. Les perspectives pour le commerce extérieur ou l'investissement dans d'autres secteurs demeureront faibles, cependant, en raison de la petite taille de l'économie, son retard technologique, son éloignement et sa géographie sans littoral, ses problèmes politiques internes et les risques de catastrophes naturelles qu'il connaît.
Le rôle de la communauté internationale de participer à hauteur de plus de 60% du budget du développement du Népal et plus de 28% de dépenses budgétaires totales continuera probablement à être dans l'avenir un facteur important de la croissance du pays.

 

Religion

Le Népal a la particularité d'être le seul pays dont la religion officielle est l'hindouisme, en effet environ 80,6% de la population pratique cette religion. Le pays a longtemps pratiqué la discrimination religieuse et combattu le prosélytisme des autres religions.
La pratique du sacrifice animal est toujours pratiquée au Népal, alors qu'elle a quasiment disparu de l'Inde depuis mille ans, elle ne subsiste officiellement qu'au temple de Kâlî de Kolkata, sous l'influence du bouddhisme et du jainisme qui le réprouvent. Ces sacrifices ont lieu les jours de fêtes importants, comme par exemple le jour de la fête de Dasain, où l'on estime que plus de 10 000 animaux sont sacrifiés.
Une grande importance est donnée aux dieux dans tout le pays, et on peut en trouver partout. Il y un dieu pour toutes les choses. Entre temples et autels, la religion est omniprésente dans les rues ou dans les campagnes du Népal.
Le bouddhisme, la deuxième religion la plus pratiquée est celle de 11% de la population, il est surtout présent dans les régions montagneuses du pays. On se souviendra que c'est à Kapilavastu qu'est né le Bouddha, un village dont la localisation traditionnelle serait Lumbinî au Népal, même si certains chercheurs lui préfère Piprâwâ en Inde.
Les deux religions, hindouisme et bouddhisme, la deuxième étant d'ailleurs considéré par la première comme une de ses sectes, se rencontrent en de nombreux points, et l'on trouve même des temples partagés par les deux confessions.
L'islam est présent et concerne 4.2% de la population tandis que le christianisme possède une place très minime (moins de 0.5%) dans la société népalaise où il est toléré depuis peu.
3.6% de la population est de confession kiranti, une religion locale.