Langue officielle |
Persan |
Capitale |
Téhéran |
Plus grande ville |
Téhéran |
Guide suprême |
Ali Khamenei |
Président |
Mahmoud Ahmadinejad |
Superficie
- Totale
- Eau (%) |
Classé 17e
1 648 000 km²
0,7% |
Population
- Totale (2002)
- Densité |
Classé 18e
76 000 000 hab.
40 hab./km² |
Établissement
- Date |
Révolution Islamique
1er avril 1979 |
Gentilé |
Iraniens |
Monnaie |
Rial (IRR) |
La République islamique d'Iran (de l'aryen « noble », en persan : ايران) est un pays d'Asie occidentale (ou centrale); sa capitale est Téhéran (ou Téhran), la langue officielle est le persan et la monnaie le rial ; le calendrier officiel est le calendrier persan. L'Iran est entouré par le Pakistan, l'Afghanistan, le Turkménistan, la mer Caspienne, l'Azerbaïdjan, l'Arménie, la Turquie, l'Irak, le golfe persique et la mer d’Oman (Océan Indien). Le pays était connu en Occident sous le nom de Perse —provenant du nom de la province iranienne de Pârse— jusqu’en 1935, date à laquelle Reza Shah demanda à tous les pays liés diplomatiquement d’utiliser le nom par lequel les iraniens ont toujours appelé leur pays : Iran.
Histoire
L'Antiquité
Les Iraniens sont un peuple d'origine aryenne, apparenté à plusieurs peuples européens et à ceux qui se sont installés en Inde du Nord vers le XVe siècle av. J.-C., et qui comme eux parlent une langue indo-européenne, le persan.
L'Iran, une nation très anciènne, était connue en Occident sous le nom de la Perse jusqu'au 21 mars 1935. L'utilisation de ce nom est due à l'appelation grécque ancienne pour l'Iran, Persis. Il vient du nom de la région sud de l'Iran, Fars ou Pars ou sont concentrés les palais achéménides et qui était le coeur de l'empire à cette époque.
Les archéologues commencent à peine de connaître les origines des civilisations installées sur cette terre comme la civilisation de Jiroft datant d'il y a 5000 ans construisant des villes bien avant des civilisations égyptien et grecque. Mais c'est le peuple d'origine indo-européenne déscendant des steppes d'asie centrale qui s'installe à la fin de la deuxième millénaire (BC) et qui donne naissance au premier vraie empire au 559 BC, les achéménides.
Sous la dynastie des achéménides, au VIe siècle av. J.-C., l'Iran devient un vaste empire, contrôlant une région qui s’étend de l’Inde à la Grèce en passant par l'Égypte. Les historiens de la Grèce antique (Hérodote, Xénophon,...) nous rapportent, avec une vision subjective, les conflits qui ont opposé les royaumes grecs aux puissants empereurs de Perse.
L'Iran est ensuite conquis par Alexandre le Grand mais il regagne vite son indépendance : c’est l’époque des Empires parthe et sassanide.
L'arrivée de l'islam
Les Sassanides sont vaincus au VIIe siècle par les Arabes qui imposeront leur religion - l’islam - et leur langue et écriture l'arabe aux peuples vaincus. À l'exception des régions caspiennes et centre-asiatiques, le pays sera entièrement contrôlé par les Arabes. En Perse, tous les pouvoirs et les avantages sont conférés à une aristocratie arabe qui exclut systématiquement les non-arabes, et davantage encore les non-musulmans. Cette ségrégation établie à travers l'empire arabo-musulman et qui durera un siècle, contribuera plus tard à la naissance du chiisme (ou l'islam iranien), une branche de l'islam à laquelle les peuples iraniens de l'époque se rallieront massivement (à la suite de la mort du 4e Calife arabe Ali (en 668), le cousin du Prophète de l'Islam, Mahomet). En l'an 747, les Iraniens se révoltent et renversent la dynastie Omeyyades.
Art irano-islamique, Ispahan
Au VIIIe siècle, le Khorassan, région perse (l'une des grandes provinces perses au Nord Ouest du pays et qui comportait en son temps le Tadjikistan, l'Afghanistan et le Turkménistan) sous domination de l'Empire Omeyyades, se rallie à la doctrine dissidente du chiisme pour s'émanciper de la domination arabe. Il devient ainsi un foyer d'opposition au pouvoir, et déclenche avec l'Irak en 748, une révolte qui va renverser la dynastie Omeyyades. Khorassan était déjà la dernière province à résister aux attaques du califat, et à jouer un rôle primordial dans la sauvegarde de la langue perse et des traditions persanes. La nouvelle culture arabo-persane née de la fusion entre la culture sassanide et la culture arabe se diffusa largement dans le monde islamique. Les gouverneurs provinciaux ne tarderont pas à se déclarer indépendants et à fonder leurs propres dynasties. Quand en 819, les Samanides, première dynastie de souche iranienne après la conquête arabe, commencèrent à reconquérir l'est de l'Iran (Khorasan, Afghanistan, jusqu'en Inde) et ont fait de Samarcande, de Boukhara et de Harat leur capitales, le persan a repris un peu de vigueur. L'Iran devient ainsi parmi des rares régions islamisées à garder sa langue. Les émirs samanides mettront à profit leur force économique et militaire pour faire de leur cour de Boukhara et de leurs capitales régionales (Samarkand, Balkh, Merv, Nichapour) des foyers de vie intellectuelle, rivaux de Bagdad. Outre la culture arabe classique, ils favoriseront l'éclosion de la littérature en langue néo-persane et, bien que sunnites, accorderont leur protection à des penseurs dont les idées ne relevaient pas toujours de l'orthodoxie. Parmi les plus grands lettrés protégés par les Samanides on trouve les poètes Roudaki et Daghighi, l'historien Bal'ami, les docteurs philosophes Razi (Rhazès) et Ebn-é-Sina (Avicenne). C'est durant cette période que Ferdowsi transcrira par écrit et en persan les histoires orales de la mythologie perse (Le livre des Rois, ou plutôt, l'Épopée des Rois, le Shâh-Nâmé). De par cette résistance culturelle à l'est de la Perse, dès 913, l'Iran deviendra la nation qui brisera l'unité du monde musulman. En se posant comme une nation avec sa propre langue, et surtout en installant leur capitale à Shiraz, les peuples iraniens marquent très vite leur différence à l'égard des autres nations soumises à la domination arabe.
En 945, la dynastie chiite iranienne des Bouyides (ou Buwayhides) s'emparera de Bagdad, mais sera renversée par des envahisseurs, les nomades turcs seldjoukides, sunnites, qui étaient déjà nombreux dans les armées du califat abbasside et qui prirent Bagdad en 1055. La dynastie turque des seldjoukides confirmera ce mouvement de résistance à l'unicité de l'empire arabe (en fédérant les populations de la mer d'Aral) et la particularité des peuples iraniens (notamment des Tadjiks).
L'Iran sera ensuite à nouveau envahie, à partir de 1251, par les Turcs seldjoukides puis par les Mongols. Les Mongols regne près de deux siècle en Iran mais rapidement ils adoptent la culture du pays et se convertissent à l'Islam (1295). Ils s'émancipent de leur origine en fondant la dynastie indépendante des Ilkhanides d'Iran.
Le XVIe siècle voit le retour de l’indépendance sous la dynastie des safavides puis sous d’autres lignées de rois ou châhs. La conversion de l'Iran au chiisme résulte d'une volonté de s'affirmer face à la domination des Ottomans sunnites. La conversion permet de constituer les bases d'un État fort à partir d'une identité spécifique. La conversion religieuse est donc une stratégie politique. À partir de cette rupture, l'Iran a suivi un chemin à part dans le monde islamique et on observe une iranisation du chiisme : formation d'un véritable clergé, radicalisation du discours religieux et imprégnation culturelle de rites chiites comme celui des martyrs, autonomie institutionnelle et financière des 'Uléma, mise en place d'une direction spirituelle : les grands ayatollahs, les interprètes de la loi divine, qui se réunissent et choisissent celui qui les gouverne. Cette institution est liée par un esprit de corps mais on observe de fortes différences d'un ayatollah à un autre. Ses membres sont autonomes, ont chacun des représentants locaux et chacun peut délivrer des diplômes, peut nommer ses représentants, ouvrir des centres d'études et dispose d'une autonomie financière par les dons des fidèles.
La période moderne
Au cours du XIXe siècle, l'Iran subit les influences conjuguées de la Russie et du Royaume-Uni ; commence alors un processus de modernisation qui continuera jusqu’au XXe siècle.
En 1906, à la suite d’une révolution constitutionnelle, l'Iran se dote d'une constitution et un parlement (en persan: Majlesse مجلس) même si le pouvoir continue à rester essentiellement dans les mains du chah. En 1908, la découverte de pétrole fait de l'Iran un enjeu stratégique majeur.
Les rivalités russe et anglaise continuent pendant la première guerre mondiale. Le pays est partagé en deux zones d'influences, au nord les russes et au sud les anglais avec une zone tampon « neutre ». Avec l'accord Anglo-Persan de 1919, le Royaume-Uni prévoit la mise en place d'un protectorat mais l'absence d'un pouvoir fort, les préoccupations anglaise en Irak, les mouvements nationalistes et sûrement l'intelligence de quelques politiciens Iraniens qui profitent de la rivalité des grandes puissances, garantissent l'intégrité du pays.
En 1921, un jeune officier de l'unité des cosaques, général Reza Khan, fait un coup d'état militaire. Il reste cependant le chef de l'armée et le premier ministre jusqu'en 1925 lorsque le parlement destitue la dynastie Qajar et le nomme chah d'Iran sous le nom de Reza Shah Pahlavi.
Reza chah, malgré son manque d'instruction, entreprend de très grands travaux et l'Iran bascule dans une nouvelle ère qui le change en profondeur. Il s'efforce de créer une armée régulière, un système d'éducation moderne, l'adoption d'un code civil et en 1935 interdit le port de voile pour les femmes et promulgue l'obligation de porter des vêtements européens pour les hommes. En 1935, il demande, par un décret, à tous les pays occidentaux d'appeler dans leurs correspondances le pays l'Iran, comme les iraniens appelaient leur pays depuis toujours.
Ses rapprochements avec l'Allemagne qui contribuait beaucoup à l'industrie du pays inquiètent les anglais et les russes qui sont en guerre avec cette dernière et malgré la neutralité politique de l'Iran pendant la deuxième guerre mondiale, ils envahissent le pays le 25 août 1941. Reza chah est forcé d'abdiquer en faveur de son fils et il est envoyé en exil à Johannesbourg où il mourra en 1944.
En 1953, le Premier ministre iranien Mohammed Mossadeq, qui entreprend la nationalisation du pétrole, est éloigné du pouvoir à la suite d’un complot orchestré par les services secrets britanniques et américains (opération Ajax). Après la chute de Mossadeq, le châh d’Iran Mohammad Reza Pahlavi met progressivement en place un régime autocratique et dictatoriale fondé sur l'appui américain. En 1955, l'Iran appartient au pacte de Bagdad et se trouve alors dans le camp américain pendant la guerre froide.
Mohammad Reza Shah modernise l’industrie iranienne et grace aux revenus très importants du petrole, l'Iran entre dans une période de prospérité fulgurante et modernisation accélérée mais la société, bouleversée dans ses racines, souffre du manque de moyens d'expression. Son règne autocratique, l'absence de liberté d'opinion et la répression violente des opposants conjugués à une occidentalisation rapide créent des mécontentements profonds - pour des raisons différentes - à la fois chez le clergé et les mouvements intellectuels de gauche et préparent le terrain à la Révolution.
La révolution islamique
Le pouvoir du Chah est devenu de plus en plus autoritaire et l'opposition est désorganisée. L'opposition de la grande aristocratie foncière est désorganisée par la réforme agraire ; les nationalistes sont marginalisés car ils ne se sont pas adaptés à un pays qui a connu de multiples réformes ; l'industrie du pétrole a éloigné une partie de la population d'un militantisme revendicatif.
La fin des années 1970 est marquée par une crise latente du système économique. La Mosquée est le centre de la contestation révolutionnaire et devient une contre-société. Le clergé chi'ite a toujours existé et a une politique conjointe avec la monarchie jusqu'en 70. Le chi'isme iranien connaît alors une très forte idéologisation due à Ali Chariat qui opère une synthèse entre islam chi'ite et idées progressistes et révolutionnaires de l'époque, sur la théologie de la libération. Il fait une relecture de l'eschatologie chi'ite en termes révolutionnaires et interprète et élabore une thèse entre radicalisme religieux et révolution politique. Le pays connaît aussi une très forte influence du marxisme combiné avec l'islam. Il va s'établir un croisement d'intérêts en faveur des révolutionnaires.
Émerge alors en Iran, une forte opposition au Châh mené par le haut clergé et le Bazar, qui n'a pas de projet de société, hormis son rejet des forces de l'extrême gauche. L'institution cléricale, indépendante du pouvoir, quadrille le territoire et la mosquée va remplacer un certain nombre d'organes étatiques défaillants : elle devient ainsi le centre de distribution des produits de première nécessité et le quartier général des organes révolutionnaires. La référence à la religion permet une relecture unanime de la révolution. Chacun peut y trouver son compte. La référence à l'islam est une garantie de retour à des valeurs traditionnelles pour ceux qui ont connu la modernisation sans y adhérer. Pour la jeunesse, ce projet est une revanche sur les oppresseurs. Pour les classes rurales, qui ont été soumises aux migrations, c'est un projet porteur d'un espoir de rétablissement de l'ancien monde rural. Pour le clergé, c'est l'espoir d'une gestion islamique de l'État. Pour les classes urbaines, c'est l'espoir de plus de liberté et de changement social. Les objectifs et intérêts sont différents, mais se retrouvent dans cette vision politico-religieuse radicale. Les émeutes sont soutenues par le clergé qui appelle au soulèvement et à un nouveau régime sur les bases de l'islam. L'ayatollah Khomeiny alors inconnu en Iran et réfugié en France, revient en Iran à la demande du clergé, pour assurer le rôle de nouveau chef d'état. Une partie de la population est étonnée de voir à la tête de son pays, une personne ne s'exprimant pas correctement dans la langue persane
Une révolution atypique
Cette Révolution, si authentiquement massive et si unanimement soutenue de l'intérieur et surtout de l'extérieur, reste néanmoins des plus atypiques, car elle intervint à un moment où l'Iran vivait ce que les historiens considèrent rétrospectivement comme un âge d'or.
En effet, le pays était à son apogée, et ce, dans tous les domaines:
-au summum de sa puissance militaire (5e armée du monde, laquelle sera la première cible des révolutionnaires, qui la décapiteront et la démantèleront, rendant l'Iran vulnérable face à un voisin naguère militairement insignifiant, l'Irak de Saddam ),
-au faîte de sa puissance économique avec une prospérité jamais égalée (le chômage avait été éradiqué, plein-emploi, l'Iran en passe de sortir définitivement du sous-développement grâce aux centaines de milliers d'étudiants envoyés dans les meilleures universités occidentales et qui commençaient à rentrer, le boom pétrolier dirigé et tempéré de main de maître par le Shah),
-au summum de sa puissance politique régionale et internationale (Shah, "gendarme du Golfe" où ne croisait pas un navire américain ou britannique, le Shah à l'origine, certes en coulisses, du règlement historique du conflit israélo-égyptien soldé par une réconciliation spectaculaire préparée sous l'égide du Shah),
-au pinacle de son prestige international et de son rayonnement culturel, grâce notamment aux célébrations grandioses de Persépolis en 1971 commémorant les 2500 ans de continuité monarchique perse, cérémonie fastueuse qui éblouit le monde entier et indisposa ceux que tant de grandeur historique ramenait à leur propre petitesse et insignifiance,
-à la pointe du combat social avec une législation sociale parmi les plus avancées du monde : participation des ouvriers à leur entreprise, réforme agraire de type maoïste au profit des paysans, égalité absolue et totale de droit entre les hommes et les femmes instituée par le Shah en 1963, alphabétisation de masse assurée même dans les villages les plus reculés grâce à l'institution d'un corps de jeunes conscrits volontaires mixtes (hommes et femmes) l'Armée du savoir, etc.
Après plus d’un an de luttes entre les différents groupes politiques le Châh est renversé en 1979. C'est finalement une république islamique qui est établie, sous l’autorité de l’ayatollah Khomeiny.
L'Iran a une longue histoire, commancant par l'établissement de l'empire achéménide au VIe siècle avant J.C. jusqu'à l'avénement de la république islamique.
Différentes civilisations ont dominées le plateau iranien avant l'établissement du premier empire.
- XVIe siècle av. J.C Les aryens, peuple originaire des steppes d'asie centrale et du Caucase, envahissent le plateau iranien et s'installent. Ils se heurtent aux élamites, se melangent avec eux et donnent naissance aux mèdes, perses, ...
- VIIe siècle Les Mèdes, gagnent en pouvoir. Plusieurs groupes non réunis cohabitent. La capitale est Ecbatane.
Le roi Hakhamanesh (Achémenès) crée la dynastie achéménide au 550 av J.C.
- 559-530 av. J.C Cyrus le Grand réunit les civilisations mède et perse: premières déclarations des droits de l'homme. L'Iran devient un vaste empire, contrôlant une région qui s’étend de l’Inde à la Grèce, avec trois capitales: Suse, Persepolis et Ecbatane. Le Zoroastrisme devient religion d'État.
- 334 av. J.C Invasion par Alexandre. Persepolis est incendié et detruit.
- 323-162 av. J.C Dynastie des Séleucides et hellénisation de l'Iran.
- 171 av. J.C - 224 apr J.C. Empire parthe. Renouveau national.
- 224-637 Les Sassanides se proclament les héritiés des Achéménides, créent un vaste empire et rivalisent avec Rome.
- 637 Invasion des Arabes. Défaite de Yazdgard III, le dernier roi Sassanide.
- 637-1050 Conquète arabe. L'Iran est islamisé et fait partie du califat omeyyade basé à Damas puis du califat abbasside de Bagdad après 750.
- IXe siècle - XIIe siècle Dynasties régionales Tahérides (820-872), Saffarides (868-903), Samanides (874-1042), Ziyarides (928-1042), Ghaznavides (998-1045), Bouyides (942-1055).
- Invasion et établissement des seldjoukides (en 1051 jusqu'à 1220)
- Invasion des armées de Gengis Khan et l'établissement des mongols.
- XIVe siècle : Iranisation des Mongols, dynastie des Ilkhans.
- XVe siècle : Invasion de Teimour (Tamerlan) et l'établissement de la dynastie timouride.
- XVIe siècle - XVIIIe siècle : Rétablissement d'un état iranien. Dynastie des Safavides avec pour capitale Esfãhan. Le chi'isme est imposé comme religion d'État. Premières relations avec l'Occidant, notamment avec le royaume des Francs.
- 1722-1729 Brève domination afghane.
- XVIIIe siècle : Dynastie des Afchars (Nader Shah) suivie de la dynastie des Zands (Karim Khan).Capitale Chirâz.
- XIXe siècle : Dynastie des Qajars. Les Russes et les Anglais convoitent l'Iran. Téhéran devient la capitale.
- En 1906, La révolution constitutionelle. Instauration du premier parlement (majlesse). La mise en place d'une monarchie constitutionelle sous les Qajars.
- En 1908, découverte de pétrole
- Coup d’État de Reza Khan en 1921 et la fondation de la dynastie Pahlavi en 1925.
- 1935 La Perse change sa dénomination occidentale. On doit l'appeler l'Iran, son appellation persane.
- 1941 Deuxième guerre mondiale. Rezâ Chah est contraint d'abdiquer en faveur de son fils Mohammad Reza Pahlavi.
- 1951-1953 Le premier ministre Mohammad Mossadegh tente de nationaliser le pétrole ; destitué par un coup d'état fomenté par la CIA : début de l'influence américaine.
- 1961 La révolution blanche, programme de modernisation économique et sociale initié par le Shah et début de l'opposition de ayatollah Khomeyni.
- Le Shah Mohammad Reza Pahlavi est renversé en 1979 à la suite d'importants soulèvements populaires : Révolution iranienne.
- Établissement d'une république islamique, sous l’autorité de l’ayatollah Khomeyni.
- 1980-1988 Guerre Iran-Irak
- 1989 Mort de l'ayatollah Khomeyni.
- 1995 Embargo américain sur l'Iran.
- 1997 Élection du président « réformiste » Khatami, plébicité à 75%.
- 2001 Réelection du président réformiste Khatami.
- 2005 Élection du président Ahmadinejad, qui prend ses fonctions le 3 août.
Géographie
Le paysage iranien est dominé par plusieurs chaînes de montagnes qui séparent divers bassins et plateaux les uns des autres. La partie occidentale - la plus peuplée - est la plus montagneuse, avec des chaînes telles celles du Zagros et de l'Elbourz ; c'est dans cette dernière que se trouve le sommet le plus élevé de l'Iran, le Demavend qui culmine à 5 607 m.
La moitié orientale consiste essentiellement en une série de bassins désertiques inhabités parsemés de rares lacs salés.
L'Iran est dans une zone du globe très peu stable sismiquement parlant et est régulièrement touché par des tremblements de terre.
Le 26 décembre 2003, un important tremblement de terre a frappé la région de Bam, dans le sud du pays, détruisant ainsi les ruines de l'ancienne cité médiévale.
Politique
Selon la constitution de 1979, votée à la révolution, toutes les institutions et les activités du pays sont fondées sur les principes de la loi coranique. À la tête du pays se trouve le « Guide », autorité religieuse suprême. Sous sa responsabilité, le pouvoir exécutif est détenu par le président de la république, chef du gouvernement, qui dispose d'un cabinet composé de 20 ministres. Le pouvoir législatif appartient à un parlement de 290 députés élus tous les 4 ans au suffrage universel supervisé par un « Conseil des Gardiens de la Constitution » qui approuve ou s'oppose aux résolutions de l'assemblée. Il existe également un conseil de discernement, composé des chefs des trois pouvoirs, des 6 clercs du Conseil des Gardiens et de 25 membres désignés par le Guide à la tête duquel se trouve actuellement Hachemi Rafsandjani, renommé pour 5 ans en mars 2002. Le Conseil de Discernement est chargé de ratifier, lors d'une opposition irrévocable du Conseil des Gardiens au Parlement, l'application des lois qu'il juge indispensables, et dorénavant, d'assister le Guide pour la gestion du pays.
Système institutionnel iranien
L'Iran depuis l'instauration de la République Islamique présente un système institutionnel très singulier. Une république théocratique unique au monde avec un mélange de principes théocratique et des élections populaires. L'Iran est le seul état officiellement chiite dans le monde musulman. Le pays est dirigé par un Guide qui détient les principaux attributs du pouvoir. Il est la seule personne obligatoirement religieux et est le véritable chef de l'état. Il est élu par une assemblée des experts elle-même élue au suffrage universel. Le chef du pouvoir exécutif est le Président de la République, élu au suffrage universel direct pour un mandat renouvelable une seule fois. L'Iran détient également un parlement (monocaméral) dont les députés sont aussi élus directement au suffrage universel. Des sièges sont réservés pour les minorités religieuses. Cependant l'assemblée des gardiens constitutionnels peut disqualifier l'élection d'un député ou interdire à un candidat de participer aux élections législatives ou présidentielles.
Guide de la Révolution (Chef de l'État) : Ayatollah Ali Hoseini- Khamenei (désigné en 1989)
Président de La République (Chef du gouvernement) : Mahmoud Ahmadinejad (élu en juin 2005)
Démographie
L'Iran est une mosaïque de plus de 80 ethnies différentes, même si plupart de ces ethnies sont issues d'une même origine. La majorité des Iraniens parlent une langue du groupe indo-iranien et ils comprennent le persan. Les principaux groupes ethniques sont les suivants : Persans (51%), Azéris (24%), Gilakis et Mazandaranis (8%), Kurdes (7%), Arabes (3%), Baloutches (2%), Lours (2%), Turkmènes (2%), Qashqai, Arméniens, Juifs iraniens, Assyriens et autres.
La plupart des Iraniens sont chiites duodécimain. L'islam chiite est la religion officielle d'Iran à laquelle 90% de la population apartiennent. L'Iran est, avec Israël, le seul pays au Moyen Orient à avoir plus de 80% de non-sunnite dans sa population. Moins de 10% sont sunnites (la branche très majoritaire dans le reste du monde musulman), juifs, bahais, chrétiens, zoroastriens et sabbéens (ou mandéens). Ces religions ont leurs représentants au Parlement. Une minorité Baha'i existe aussi en Iran, sous la forme d'une réforme du chiisme. Cette religion est née en Iran au XIXe siècle mais a été persécutée à plusieurs reprises.
La démographie iranienne a été complètement bouleversée au cours de XXe siècle. Elle est estimée à près de 10 millions au début du siècle pour 70 millions aujourd'hui. Le taux d'urbanisation a aussi été bouleversé. On comptait près de 10% de la population urbanisée au début de XXe siècle. Ce taux est aujourd'hui de 69%.
Le taux de natalité a fortement chuté en Iran au cours de la dernière décennie. Il est passé de 5 enfants par femme à la fin des années 1970 à 1,87 aujourd'hui.
Économie
L'Iran est un important producteur de pétrole et est membre de l'OPEP. C'est d'ailleurs le pétrole qui a permis à l'Iran un rapide développement économique dans les années 70. Il représente encore aujourd'hui plus de 80 % des recettes à l'exportation.
L'économie iranienne combine un système de planification centrale et de fortes participations de l'État dans le pétrole et les grandes entreprises (industrie lourde, biens de consommation...) avec une agriculture villageoise et des petits commerces. Le gouvernement actuel poursuit le plan de réformes du marché commencé par le gouvernement précédent et a annoncé qu'il continuerait la politique de diversification de l'industrie du pétrole.
En 1996, des cours du pétrole favorables ont soulagé les pressions financières qui pesaient sur l'Iran et permis à Téhéran de régler ses dettes. La situation financière de l'Iran s'est durcie en 1997 et aggravée en 1998 en raison de la baisse des cours du pétrole.
La nouvelle hausse des cours pétroliers de 1999-2000 a permis à l'économie iranienne de respirer à nouveau, mais elle n'a pas suffit à résoudre les problèmes économiques structurels de l'Iran.
- PIB : 516,7 Milliard$
- PIB par habitants (PPA) : 7700$ (en 2004)
- Taux d'alphabétisation : Hommes : 83,5 - Femmes : 70,5 (Source : Unesco [1]2002-2003) Les chiffres sont beacoup plus élevés si l'on exlut les plus de 55 ans.
- Taux de croissance annuelle : 6,3%
- Chômage : 11,2 % de la population active.
- Importance relative des différents secteurs économiques :
- Services : 48,7 % du PNB (45% de la population active)
- Agriculture : 11,2 % du PNB (30% de la population active)
- Industrie : 40,9 % (25% de la population active)
- Deuxième réserve mondiale de Gaz et cinquième producteur
- Deuxième exportateur mondial de Pétrole dans l'OPEP